« Comment apprend t-on à se servir en virtuose des instruments qui structurent la réflexion en cours d’action ? Le mystère est presque total… Au bout du compte, seul la/le praticien.ne devenu.e réflexif, possède les clés de ce mystère ».
Tout au long de notre vie professionnelle, nous complétons notre formation « technique » initiale en renforçant nos compétences.
Nous nous professionnalisons :
- par une démarche de développement personnel, car « notre capacité à accompagner les personnes, les groupes, les équipes, dans leur développement, dépend de notre propre sécurité intérieure et de notre propre développement »
- par notre formation continue
- par la supervision de notre pratique : « interaction qui se produit lorsqu’un coach rapporte régulièrement ses expériences de coaching auprès d’un superviseur, donnant l’occasion d’un dialogue réflexif et d’un apprentissage collaboratif à des fins de développement personnel et dans l’intérêt du coach et de ses clients » (ICF).
Ajoutons que tout.e professionnel.le, pas seulement les coachs, peut être aidé à « repérer le sens du matériel qui lui est offert, ses charges pulsionnelles et affectives, et les défenses chez son/ses interlocuteurs », et ce, compte tenu des processus en jeu.
La supervision participe au processus de professionnalisation de toute personne, tout.e professionnel.le qui souhaite « réfléchir à ses interventions et son fonctionnement professionnels et gagner en liberté et pertinence d’action professionnelle et personnelle ».
La supervision professionnelle est soit individuelle, soit collective (en groupe, de groupe, ou d’équipe). La dimension qui distingue celle collective de celle individuelle est l’exposition aux autres. En osant partager ses sentiments, ses pensées, ses opinions, ses idées, ses actions et ses réactions, la personne ose être elle-même ; et ainsi, en montrant sa vulnérabilité, se donne la possibilité de s’en rendre compte.
« La/Le superviseur.e contrôle le cadre, la circularité et la production du groupe. Il veille aux pratiques et à la sécurité des personnes dans le respect du code déontologique de sa profession ».
Chez Kernac, dont la musique du nom rappellera à certains ces grandes pierres debout en Bretagne, la/le superviseur.e modélise son alignement interne. « A chaque séance, nous entrons dans un jardin inconnu. Il y a des choses cachées sous le sol, dissimulées sous les feuilles, derrière les fleurs ». Pour connaitre les choses essentielles et en sortir l’essence, c’est dans une forme de « mindfulness », « un état de conscience qui résulte du fait de porter son attention intentionnellement au moment présent » , que nos super miroirs nous permettent de regarder qualitativement les choses existantes, disait Kabat Zinn.
Pour plus d’informations : présentation supervision
Anne Kerbart, superviseure depuis 2007, est certifiée CSA session 2015/16 et ré-accréditée depuis chaque année. Certification reconnue par la Fédération Internationale de Coaching ICF et l’EMCC.
